Vous avez été, vous aussi, très critique vis-à-vis du maire d’Urrugne. Pourquoi un avis aussi tranché ? Qu’attendez-vous de cette élection municipale ?
Cela va être une élection passionnante. La dernière fois, il y a peut-être eu là, plus qu’ailleurs, un effet Covid : une partie de l’électorat ne s’est pas déplacée, notamment un électorat plutôt conservateur, vivant une partie de l’année à Paris mais domicilié et votant à Urrugne. Et puis, sans doute aussi, une tête de liste trop marquée par Odile de Coral qui, elle-même, ne se représentait pas en raison de quelques affaires judiciaires. Résultat : l’arrivée d’un maire abertzale, avec tout ce que cela comporte comme inquiétudes. L’impression d’un homme peu ouvert au dialogue, travaillant avec un petit cercle d’affiliés et de militants, avec peu de réalisations significatives en matière de logement (alors que c’est là qu’on l’attend dans la commune !) et des dépenses excessives. J’ai même lu dans La Semaine du Pays Basque qu’à un moment, ils avaient du mal à payer leur facture de téléphone… En face, les Urrugnards ont une chance : l’ancienne directrice du centre social, Martine Mignot-Carmé. Une femme de grande qualité, qui mène une campagne assez détonante. J’ai des amis qui vivent entre Urrugne et Paris, qui l’ont rencontrée et m’ont dit être impressionnés par la qualité de sa vision pour sa commune. Elle a ce grand avantage : calmer les choses, réconcilier les Urrugnards entre eux. On ne la dit pas forcément de droite, plutôt centriste. En tout cas, elle a su réunir autour d’elle des profils très différents, avec un enthousiasme qui me surprend : mes amis m’ont parlé de réunions dites d’appartements avec des dizaines de personnes plusieurs fois par semaine. Dans un village comme celui-là, c’est considérable !